Il y a quelques semaines, on célébrait l’inscription du 500 millionième membre sur Facebook. Je suis sincèrement désolé d’avoir à vous l’apprendre, mais on vient de retomber à 499 999 999. Aujourd’hui, c’est moi qui débarque!

N’étant pas très versé en technoculture, c’est surtout par curiosité que j’étais embarqué là-dessus il y a deux ans. Je me disais que pour une fois, j’allais entrer de plain-pied dans le futur en même temps que les autres. Je croyais aussi que j’allais en profiter pour enrichir mon bagage culturel. Pfff, l’amère déception… J’imagine que je m’attendais à trop. En tout cas, je ne n’aurais jamais cru me faire servir un tel chapelet de banalités au quotidien. Au bout du compte, je le vois bien maintenant, Facebook est ni plus ni moins que le summum du small-talk, mais à grande échelle. Certains aiment ça. Pas moi.

De raconter à son voisin de bureau que fiston est allé faire pipi sur le pot pour la première fois de sa vie ou encore que le macaroni réchauffé goûte toujours meilleur est une chose. Mais de prendre la peine de s’installer à l’ordi et d’écrire un message qui pourrait potentiellement être lu par un demi-milliard d’usagers en est une autre. Juste d’y penser, ça me met mal…

On ne semble plus faire la différence entre la jase de comptoir et le message d’intérêt national. Moi, je me réjouis que Ti-Pitt fasse sur le pot comme un grand, mais est-ce vraiment nécessaire de m’en informer par le texte? C’est ça qui me fait capoter. Et c’est pour ça que je décroche. J’ai beau n’avoir rien contre ce qu’on raconte, ça ne m’intéresse pas particulièrement d’être mis au courant de tout.

Donc, dès demain, je prends congé du grand palabre virtuel. Vais-je y revenir? Pas sûr. En attendant, je vais me remettre au téléphone. Pour jaser de tout et de rien. Du goût du macaroni réchauffé et même des apprentissages du p’tit qui va un jour graduer sur le bol des grands. Mais tout ça restera entre nous. Seulement nous.

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Les vacances de la construction étant maintenant terminées, on va regarder du côté de la Place des Arts pour voir ce qui se passe avec la salle de l’OSM. Ça a donc l’air à bretter cette affaire-là…

– Les opinions exprimées dans cette tribune ne sont pas nécessairement celles de Métro.