Dans un numéro récent, deux de vos lecteurs se plaignaient que la Ville traite les cyclistes «en citoyens de deuxième classe». C’est certes une bonne chose qu’on favorise un moyen de transport non polluant et généralement bon pour la santé.

 

Mais il y a un point sur lequel on écrit peu : l’irresponsabilité de beaucoup de cyclistes montréalais.

 

Nous sommes habitués ici à voir des cyclistes qui ne s’arrêtent pas aux feux rouges ou aux stops, qui roulent à contresens sur la chaussée, qui circulent sur les trottoirs et roulent sans lumière la nuit.

 

Ces comportements sont dangereux pour les cyclis-tes, mais aussi pour les autres, en particulier les piétons. Je me suis fait bousculer sur le trottoir plus d’une fois par un cycliste et je connais quelqu’un dont la voiture a été éraflée par un cycliste qui se faufilait (illégalement) entre les autos.

De tels incidents arrivent plus fréquemment qu’on ne le rapporte. En effet, le cycliste peut s’échapper plus vite qu’un piéton et sans crainte d’être poursuivi (il suffit d’aller en sens inverse de la circulation).

De plus, les bicyclettes, contrairement aux automobiles, n’ont pas de plaque d’immatriculation, et on n’a aucun moyen d’identifier précisément une bicyclette qui s’éloigne. Si votre véhicule est égratigné ou si vous êtes frappé par une bicyclette, oubliez ça si le cycliste ne s’arrête pas!
Paul Pupier