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Ti-cul était bien seul

Je suis allé à Osheaga deux fois en fin de semaine. Il y faisaittellement bon qu’on se serait cru en vacances quelque part enCalifornie.

Je suis allé à Osheaga deux fois en fin de semaine. Il y faisait tellement bon qu’on se serait cru en vacances quelque part en Californie. Plus cool que ça, ça n’existe pas. Pourtant, on était une méchante gang à se partager le territoire, ça aurait facilement pu virer tout croche. Mais non. D’après moi, les fantômes d’amour et de paix d’Expo 67 veillent toujours au grain…

Cela étant dit, bien que favorisant toujours les sorties en famille, je me demande à quoi pensent les parents qui courent ce genre d’événement accompagnés de leurs enfants. Parfois de très jeunes enfants. Aujourd’hui, il y a une image du week-end qui me pourchasse. Celle d’un bébé, un an gros max, juché sur les épaules de sa mère au show du Jon Spencer Blues Explosion. Tout hurlant de frayeur. Parce que de la musique à ce volume-là, c’est épeurant pour un enfant. Et ça risque aussi de lui faire mal aux oreilles. Pour avoir assisté à des centaines de spectacles dans ma vie, sachez que celui-là est grimpé automatiquement dans le top 5 de mon Panthéon des décibels en furie. Faut être décidément inconscient (ou épais) pour hypothéquer ainsi l’ouïe de son enfant. Pendant tout ce temps, la mère rigolait.

Je songeais à ça en revenant chez moi et je me disais que si on avait vu un adulte varger à grandes taloches sur son petit, on serait intervenus tout de suite. Mais là, parce qu’on ne veut pas faire d’histoires et aussi parce qu’on craint évidemment de se faire envoyer promener, personne – moi pas plus que les autres – n’a fait quoi que ce soit. Pourtant, cette étourderie était d’une violen­ce inouïe. Non, aujourd’hui, y a pas de quoi être fier.

On dit que ça prend tout un village pour élever un enfant. Et un parent nul, ça lui prend quoi?

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Vous vous fiez régulièrement sur les critiques pour vous guider dans vos choix de films? Ce soir et demain au Cinéma du Parc, on présente For the Love of the Movies: The Story of American Film Criticism. Un documentaire fort instructif sur les drôles de bibittes qui exercent le métier de critique. La meilleure phrase du film : «Y a-t-il une différence entre le public et moi? Non, aucune! Sauf que c’est moi qui ai décroché le poste.» C’est tellement ça…

– Les opinions exprimées dans cette tribune ne sont pas nécessairement celles de Métro.

 
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